Ancien abreuvoir

à la petite place

le site de THURY 

a été réalisé

grâce à

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Vue générale

du plateau

LA PREMIÈRE THURYSIENNE CONNUE.

De 1977 à 1983, des équipes de fouilleurs bénévoles encadrées, par Jean Paul GUILLAUMET, conservateur au Musée Rollin d'Autun dépendant du C.N.R.S., se sont intéressés aux tumulus situés sur le pâtis communal de la Prée.

Les vestiges d'une civilisation datée de l'Hallstatt final, c'est-à-dire environ 500 ans A.V.J.C., ont été mis à jour.

De nombreux relevés, des photos, des analyses ont permis d'étudier les premières vies connues de notre village.

Ces sépultures, pauvres pour la plus grande part ont pu témoigner du genre de vie de ces habitants.

Seule une sépulture explorée fit découvrir une aristocrate de la protohistoire: une personne du sexe féminin, âgée d'environ 30 ans, était entourée de bijoux: Quatre anneaux de bronze à chaque cheville, un miroir, un peigne dans les mains, des épingles en bronze, des bracelets en bois fossilisés aux poignets, des fibules et des paillettes d'or au niveau de la tête.

En tout, une trentaine d'objets qui complétèrent l'importante moisson de témoignages mis à jour par ces fouilles bien dirigées faisant comprendre ce que fut la vie de nos ancêtres qui habitèrent le plateau dominant le village actuel.

THURY A L'ÉPOQUE GALLO - ROMAINE

TURY-TURIACUS ou TAURIACUS 

En 52 avant J.C., avant le siège d'Alésia ( 60 km au nord ), VERCINGÉTORIX et ses troupes venant du Mont Beuvray ( 20 km au sud ) ont dû passer par notre village. Plus tard, une voie romaine importante passera sur le plateau dominant le village, la voie n°3 dite: Voie Aggripa.

D'après l'historien LAVIROTTE, ce plateau a dû être le lieu d'affrontements sanglants: CÉSAR livra bataille aux Helvètes qui tentaient l'invasion des Gaules.

CÉSAR averti de cet envahissement et partant de Bibracte engagea ses légions pendant plusieurs jours sur le lieu situé entre Vellerot, Uchey et Thury où un amoncellement de cadavres aurait donné nom à l'endroit appelé de nos jours Mormont (Mortuorum mons ).

Toute fois, des fouilles assez sérieuses, relatées en 1863 par l'abbé MICHELOT, curé de Thury, malgré des découvertes intéressantes, ne purent authentifier ces dires.

La voie romaine reliant Besançon à Autun, longue de 142 km, et se partageant sur le plateau de Mormont, pour rejoindre Langres a laissé des vestiges visibles de nos jours, de même que des dénominations: Rue des Gens d'Armes, Riotte Ferrée. De plus, au lieu dit, Veuvey, prés d'un important point d'eau, jaillit actuellement le puits de Veuvey, qui se jette dans la Corcelles.

Une villa et peut-être un sanctuaire s'y élevaient. De nombreux débris de marbre, pierres, tuiles s'y découvrent encore de nos jours, Mais jamais de fouilles officielles n'ont dû être entreprises.../... D'après BULLIOT (1850), une très belle statue de marbre signée " Pitillus " a été déposée dans un musée, des squelettes, des flèches en cuivre, furent mises à jour alors qu'étaient exploitées à proximité au XIX ° siècle des mines de fer qui alimentaient les hauts fourneaux des fonderies de Lacanche: COSTE et COMMARTIN. Ces ruines actuelles furent fréquentées jusqu'en 1604 d'après des monnaies de Dijon trouvées sur place.

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Julius SACROVIR écrasée par SILIUS en l'an 21 

D'après E. THÉVENOT, SILUS déboucha sue le chemin d'Epinac par les hauteurs de THURY. Tacite, le grand historien latin ( 55 - 120 ), rapporte avec précision les phases du combat : 

" ...SACROVIR, monté sur un superbe cheval, rappelle en vain les anciens triomphes des gaulois, des désastres dont ils avaient accablé le s Romains, combien leur liberté serait accrue par leur sucées et leur servitude par la défaite? Néanmoins, l'inquiétude s'était glissée dans les rangs. Aux légions frémissantes, SILUS se borne à rappeler les faciles victoires remportées sur les Trévires, les Séquanes, et à ces cités encore redoutables d'opposer les milices qu'une richesse et une civilisation plus raffinées rendait impropre à la résistances. Un instant retardée par les crupellaires mis en première ligne contre lesquels s'émoussait le fer  des javelots, l'action devint générale. Les légionnaires s'armant les uns de haches et de marteaux, les autres de crocs et de fourches coupées dans les  forêts voisines, enfoncent avec entrain cette muraille d'hommes qui, une fois à terre, ne pouvaient plus se relever..." 

C'est par ce raccourci dédaigneux que l'auteur décrit la partie essentielle du combat. E. THÉVENOT donne d'autres détails.

Depuis le plateau de THURY. SILIUS dirigeait les opérations. Suivant une manœuvre classique, il avait partagé sa cavalerie en deux corps en lui ordonnant d'attaquer les ailes pour encercler l'ennemi. Les Éduens durent surpris, culbutés, effrayés ; ils refluèrent en désordre ers le centre où les légions butèrent contre le noyau dur de l'armée autaunoise. Là, personne ne songeait à fuir. Les crupellaires formaient une véritable ligne Maginot. Les javelots n'eurent aucune prise sur le fer de leurs cuirasses. Il fallut les faire basculer avant de les découper à la hache.

Au soir de la bataille, SACROVIR vaincu ne tint pas à tomber aux mains de SILIUS pour finir étrangler dans u  cachot, comme son illustre devancier . VERCINGÉTORIX. Il s'enfuit avec quelques compagnons dans une maison de campagne - peut être CORDESSE ? -, y mit le feu, puis se poignarda tandis que ses compagnons s'entretuaient.

( extrait du manuscrit du Dr Lucien TAUPENOT : AUTREFOIS MONESTOY)

éventuellement vers modifiées

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autres sources 

En l'an 21 de notre ère, les Éduens étendent leur influence de Lyon à Beauvais. Après la reddition d'Alésia ces hommes rudes dirigés par le roi Julius SACROVIR acceptent mal la civilisation romaine. celui-ci provoque un soulèvement, faisant la chasse aux colons séquanais soumis à TIBÈRE qui perd le contrôle de la situation.

La riposte en est confiée au légat SILUS à qui l'on propose trois légions d'élite rappelées de Germanie.

La confrontation se situe à 12 lieues d'Augustudonum à proximité de la voie romaine Autun Beaune, soit, d'après M.P. SIMON, dans la plaine entre Sully et Épinac.

Elle oppose les 40 000 hommes et cavaliers Éduens commandés par SACROVIR et quelque 20 000 légionnaires qui campaient sur le plateau de Thury à l'abri des coups de main.

L'affrontement fut classique: SILIUS divise sa cavalerie en deux et encercle les ailes éduennes qui refluent vers le centre pour être confrontées au noyau dur des gladiateurs bardés de fer.

La bataille est indécise, les Romains s'organisent pour bousculer ces gladiateurs peu mobiles qui ne peuvent défendre la fière cavalerie éduennes incapable de mouvements coordonnés.

Au soir, SACROVIR est vaincu. Ne voulant pas subir le sort de VERCINGÉTORIX, il s'enferme dans une maison, y met le feu et se plonge une épée dans le corps.

Ce ne fut pas une péripétie négligeable, puisque le nom de SACROVIR a été gravé par les Romains sur l'arc de triomphe d'Orange, en hommage au valeureux adversaire.

Au lieu dit: Seune-Maison, existait, dans les bois communaux, au siècle dernier une enclave cultivée.

A proximité, au lieu dit : Le Haut des Pierres, on peut reconnaître les restes de constructions gallo-romaines.

Ce lieu dit est situé dans la gorge qui offre un point d'eau muré " La Fontaine Louot ou Houot "

  LE TEMPS DES SEIGNEURS. 

Un certain vide dans les archives nous amène à THURIACUM en 1004 ou le Comte OTHE GUILLAUME donne à l'abbaye de St Bénigne de Dijon, des biens qu'il possédait au village. En 1253, Gilette, veuve d'Arnoult de CORABOEUF ( Ivry en Montagne ) donne par testament au prêtre de Thury, 30 deniers.

Notre village avait donc à cette époque son église, d'autant que 24 ans plus tard, Guillaume de CRUX-LA-VILLE, lègue lui aussi 10 sous dijonnais à cette église en 1277.

Nous connaissons quelques seigneurs du nom:

Vers 1280, Hugues de THURY fonda son anniversaire à Autun.

En 1400 Girard de THURY fut marié avec Jeanne FROLOIS-MOLINOT.

Depuis longtemps, Thury appartient au seigneur d'Épinac, propriétaire du château de Monestoy. Le premier seigneur des lieux étant Arnulphe de MONESTOY en 1226.

Succèdent alors les " ROLLIN ", en 1429, Nicolas, fondateur des Hospices de Beaune étant le premier de la lignée, laquelle régna jusqu'à 1583.

Vinrent en suite les PERNES vers 1600.

Puis les CLERMONT-TONNERRE en 1694 et jusqu'à la Révolution avec Charles - Gaspard Comte d'Épinac de 1781 à 1789.

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Patrimoine du séminariste Étienne Moingeon

30 octobre 1738

Transcrit par Jean Louis Ternot à Vellerot   été 2003

Minutier des notaires AD Côte d'Or :

4 E 64/75, Francois Loydreau notaire apostolique (1729 /1754)

 

En marge :

fit audit sieur Estienne Moingeon

 

patrimoine de maistre Estienne Moingeon[1] seminariste a Autun

L'an mil sept cent trente huit le trentieme octobre apres midy[2] a Arnay le Duc en l'etude et pardevant le notaire[3] royal et apostolique du dioceze d'Autun[4] residant a Arnay le Duc soussigné a comparu en sa personne le sieur Pierre Moingeon marchand demeurant a Sivry les Arnay , lequel en voullant s'acquitter envers maitre Estienne Moingeon son frere seminariste audit Autun de ses droits paternels eschûs et seconder autant quil luy est possible la loüable intention et le dessein qu'a ledit maitre Estienne Moingeon de parvenir aux ordres sacrés , a par celle remis remets et delaisse en toutte proprieté audit sieur Estienne Moingeon cy present et acceptant la moitié d'un domaine scitué au Grand Cormot et lieux voisins paroisse de Nolay consistant ,

en une maison scituée audit Grand Cormot faitte de pierres couvertes de lasves contenant deux chapts , la cave non voutée dessous les greniers dessus tenant d'un gouterot[5] par d[evan]t la rûe commune , d'autre goutherot par derrier au jardin cy après , d'un pignon du costé de levant a Gaspard Marillier et d'autre pignon a une petitte place appartenante a Pierre et Jean Verdreau , ledit jardin derriere laditte maison contenant environ une ouvrée[6] tenant d'un long de levant audit Gaspard Marillier d'autre long du couchant a la riviere de Caisanne , d'autre bout de septentrion a laditte maison et d'autre bout du midy aux heritiers de Martin Clers de l'Hopital.

une chapt[7] de bastiment devant ladite maison aussy fait de pierres couvert de lasves contenant une grange et une escurie , tenant d'un pignon de levant a François Duchemin d'autre pignon a Claude Verdreau , du goutherot par d[evan]t[8] avec la cour a laditte rûe commune , d'autre goutherot par derrier a Jean , Pierre , et Claude Verdreau.

Un autre chapt de bastiment de l'autre costé de la ditte rûe plus haut que le de maison aussy fait de pierres couverts de lasves , tenant d'un pignon de levant a Prudent Verdreau , d'autre pignon de couchant a la rûe ou entrées de la cour Maumenet , d'un goutherot de midy a la cour qui est commune et d'autre goutherot de septentrion a une place a laditte premiere rüe commune , dans lequel dernier corps de bastiment il y a trois caves.

Vignes

Trois ouvrées lieudit en la Prée tenant d'un long a François Duchemin , d'autre long a Jean Marillier de La Rochepot , d'un bout au chemin de Nolay a Vauchignon et d'autre bout de couchant a François Duchemin.

Une ouvrée au Roussillot tenant d'un long a Jean Maupois de Cormot d'autre long de septentrion a Dominique Bonardeau dudit Cormot , d'un bout de levant a plusieurs , d'autre bout a Claude Verdreau et autres.

Deux ouvrées au Prey Guichard tenant d'un long de midy a Dominique Bonardeau , d'un bout par-dessous et de levant audit François Duchemin , comme aussy d'autre bout.

Deux ouvrées lieudit en Gremaux tenant d'un long de midy a Vivand Moreau , d'autre long a sieur Pierre Dumoil chapelain a Nolay , des deux bouts audit Dumoil.

Deux ouvrées en Fougeres  tenant d'un long de midy a Sebastien Demous de Vauchignon , d'autre long au mesme , d'un bout par-dessous a Vivand Moreau d'autre par-dessus au dit Duchemin.

Deux ouvrées en Chaussey tenant d'un long a Pierre Saveron des Pertuilly d'autre long a plusieurs , d'un bout a la rûe Chaussey , d'autre bout a la veuve de Sébastien Boisson et autres.

Deux ouvrées en la vigne Baudet tenant d'un long de midy audit Dominique Bonnardeau d'autre long au sieur Boüilland , d'un bout dessus a Pierre Grillot d'autre bout au sieur Pierre Dumoil et autres.

Trois ouvrées en La Creneille tenant d'un long a Jean Verdreau et autres , d'autre long du couchant audit sieur Dumoil et Jean Maupois des deux bouts a Jean et Pierre Verdreau.

Neuf ouvrées en La Creneille tenants d'un long de levant a Jean Maupois et d'autres long a François Duchemin et autres , d'un bout de midy a Dominique Bonnardeau , d'autres bouts a Sebastien Boudriot et autres.

Dix ouvrées en La Grigoterre tenant d'un long de midy a Pierre et Joseph Grillot , d'autre long a plusieurs , d'un bout par-dessus a Antoine Dorran , d'autre bout a François Grillot et autres.

Deux ouvrées au Prey Guerrin tenant d'un long a Jean Verdreau , d'autre long a Claude Grillot du bout dessus a Jean Verdreau ou a ceux ayants droits de luy , d'autre bout a Prudent Verdreau.

Trois ouvrées au mesme lieu tenant d'un long a Jean Verdreau d'autre long a Pierre Grillot , d'un bout au sieur Girard de Nolay d'autre bout  a Dominique Boussard.

Quatre ouvrées au mesme lieu tenant d'un long a Gabriel Lavirotte et autres , d'autre long au sieur Abraham Boudrier de Noaly , d'un bout de midy a Jean Sirot , d'autre bout a Jean Compain.

Trois ouvrées au mesme lieu tenant d'un log a Dominique Bonardeau , d'autre long a Jean Girard de Nolay , d'un bout de midy audit sieur Boüilland , d'autre bout a Claude Grillot de Vauchignon.

Preys

Une demy soiture[9] lieudit Es Preys du Chesne en deux place , dont la plus haute tient d'un long de levant au Prey de la Chapelle Notre Dame de Nolay d'autre long a Philibert Grillot , d'un bout de midy a la rûe Des Plantes et d'autre bout a Claude Grillot , et l'autre place tient d'un long de levant a Philibert Grillot , d'autre long a Pierre Grillot , d'un bout de midy a Claude Grillot l'ancien , et d'autre bout a Claude Grillot le jeune.

Un autre prey de contenance de deux ouvrées lieudit Es Andains tenant d'un long de midy a la rüe Des Vaches d'autre long a Lazare Richard de Nolay , d'un bout de tenant a Gaspard Grillot , d'autre bout a Claude Grillot l'ancien.

Terres

Un journal[10] lieudit En Condition tenant d'un long par dessous et de midy a Prudent Verdreau d'autre long a ch[eva]l[ie]r Demy (Denis ?) Pont seigneur de Bussy d'un bout de levant a Sebastien Demours , d'autre bout a Claude Grillot.

Deux tierts de journal lieudit derrier Les Granges tenant d'un long a Jean Verdreau , l'autre long a Anne Verdreau veuve de Pierre Davost , d'un bout au chemin Des Granges et d'autre bout a Pierre Boisson de Vauchignon.

Un demy journal en Champs Fouchey tenant d'un long a Claude Grillot , d'autre long a Sebastien Demours d'un bout au chemin , d'autre bout a Prudent Verdreau.

Et un journal en Champs Fouchey , tenant d'un long audit Sebastien Demours d'autre long a Vivand Maupois d'un bout audit chemin , d'autre bout audit Maupois et autres. 

Sauf a touts lesdits bastiments et heritages leurs autres plus vrays et meilleurs confins si aucuns il y a , laditte moitié cy dessus remise chargée de ses charges reelles anciennes , foncieres et seigneurialles si aucunnes sont pour l'avenir seulément , deschargés de celle due passé au surplus quittes et deschargés de touttes autres charges dettes et hipotecques quelconques , au moyen delaquelle remise de moitié dudit domaine qui vient de feu sieur Loüis Moingeon pere desdits sieurs Pierre et Estienne Moingeon , ledit sieur Estienne Moingeon tient quitte et descharge ledit sieur Pierre Moingeon de touts sesdits droits paternel eschûs et luy en remet tout le surplus en quoy quils puissent consister.

A ce sont intervenûs les sieurs Estienne Moingeon marchand demeurant audit Sivry oncle dudit sieur Estienne Moingeon et Claude Coqueugniot marchand démeurant a Huilly beau frere dudit sieur Estienne Moingeon lesquels ont dit avoir une parfaitte connoissance dudit domaine de Cormot , quils ny schavent aucunne hipotecque et que la moitié qui en est cy dessus remise audit Estienne Moingeon ne peut moins valloir de deux mille livres et luy produire un revenus annuel moindre de cents livres , l'autre moitié cy apartenante a maistre Jean Moingeon son frere[11] pretre curé de Veilly ce qu'ils ont affirmé par serment que jay d'eux pris veritable , ledit sieur Pierre Moingeon s'estant devestu et desaisi deladitte moitié de domaine en a investu et saisy ledit Estienne Moingeon son frere avec promesse de conduitte et garentye en vers et contre touts a peine d'interest et despens , dont acte de ce qu'a la surté de tout ce qui precede le dit sieur Pierre Moingeon obligé ses biens sous le sel royal de la chancellerie de ce pays et duché de Bourgogne et de toutte autres cours royalles en renonceant de fait lû et passé en presences de Loüis Desplace et Gabriel Jarriot praticiens demeurants audit Arnay tesmoins requis soussignés avec lesdittes partyes , attestants et moy ledit notaire.

signatures :

P Moingeon      

C Moingeon

Jarriot            

E Moingeon

Desplace         

C Coqueugniot                   

Loydreau  notaire

 

controllé a Arnay le Duc le trente octobre 1738

(recu  ???) livres douze sols

signature :  Testot notaire

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[1] Les noms et prénoms sont transcrits avec une majuscule.

[2] J'ai essayé de respecter l'orthographe du notaire.

[3] Le notaire François Loydreau a oublié dans cette minute de se nommer alors qu'il le fait sur toutes les autres minutes que j'ai consultées.

[4] Les noms de lieux et de terres, vignes et prés sont avec une majuscule.

[5] Gouterot : probablement le bord d'un toit couverte de laves servant de gouttière. Un tel bâtiment aurait deux pignons et deux gouterots ?

[6] En Bourgogne une ouvrée de vigne valait environ 4 ares 28

[7] Chapt : mesure le volume d'un bâtiment, c'est la longueur de la poutre entre deux murs de refend soit environ 4 mètres 50.

[8] J'ai essayé de rétablir les contractions utilisées par le notaire.

[9] En Bourgogne une soiture de pré (ou grand journal) valait environ 34 ares 284 (ou 8 ouvrées ou 360 perches – une perche de Bourgogne valait 9 m2 523 pour une surface et 3 m 086 pour une longueur)

[10] En Bourgogne, un journal de terre labourable (dit petit journal ou petite soiture de 240 perches) valait environ 22 ares 856.

[11] Est-ce le frère d'Etienne Moingeon oncle et marchand à Sivry ou le frère d'Etienne Moingeon séminariste à Autun et de Pierre Moingeon marchand à Sivry.

documents sources

 

 

 

Transcrit par Jean Louis Ternot à Vellerot   été 2003

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( autres )

THURY Côte d’Or

Avant que l’on parle de la Bourgogne, l’on dénombrait trois royaumes : l’Austrasie, la Burgondie et la Neustrie.

Thury a été redevable aux Clermont-Tonnerre, châtelains d'Epinac depuis I694. L'Assemblée Constitutive de I79O, en créant les départements, Thury sera situé dans le département de la Côte d'Or, canton de Vievy. Il sera ensuite rattaché à Nolay, soit disant parce que la vigne couvrait tous les coteaux entourant le village. Elle fut par ailleurs en partie détruite par l'attaque du phylloxera vers I880. Géologiquement, appartenant au massif hercynien du Morvan, nous avons des points communs avec cette région, nous nous situons au niveau extrême du plissement primaire qui eu lieu au carbonifère avec la formation des grands dépôts carbonifères d’Epinac - Montceau.

Géographiquement, nous faisons partie du bassin de la Loire, nos eaux rejoignant l'Océan Atlantique. Les complications administratives n'ont jamais facilité la vie des élus thurysiens. A présent, notre eau potable arrive du barrage du Pont du Roy, via Epinac. Depuis que les écoles secondaires existent, les élèves sont scolarisés au collège d'Epinac. Aujourd'hui nous sommes partie prenante au SIVOS d'Epinac gérant le collège et le gymnase. Lors du regroupement pédagogique mis en place avec la fermeture de l'école primaire, nous sommes rattachés au regroupement pédagogique de Vievy-Magnien, mais des enfants sont scolarisés volontairement à Epinac, Arnay ou Lacanche.

Pour les sapeurs pompiers, le CPI de Thury est administrativement géré par le SDIS de la Côte d'Or, mais si vous composez le I8, c'est le CTA de Saône et Loire qui diligente les secours. Pour les travaux et la collecte des ordures ménagères, nous sommes affiliées au SIVOM de Nolay. Pour les travaux concernant le réseau électrique, nous avons à faire avec le SICECO d'Arnay. Nous faisons de même partie de l'ensemble paroissial d'Arnay- le- Duc. Pour les ordures, nous sommes déjà reliés à la déchetterie d'Epinac gérée par le SIRTOM de Chagny. A l'énumération de ces réalités, et ce, malgré les frontières départementales et cantonales, l'on comprend que c'est Epinac situé à quelques 5 kilomètres qui attirent plus les habitants de Thury. Tout cela pour en arriver aux questions qui vont se poser alors qu'il est fort question de communauté de communes...Ou se situe pour l'avenir, la meilleure solution ? D'autant que la notion de Pays devra aussi être retenue. Il faudra bientôt décider car les hautes sphères administratives qui, soit disant préconisent, un jour, obligeront. Le rattachement avec la communauté d’agglomération de Beaune est préconisé par les services préfectoraux, le Maire de Thury y étant favorable.

Ou sera le bon choix ? Ce n'est que les années à venir diront ou c’est située la meilleure solution.

                        Henri Callabre

 

On trouve en certaines mémoires Pierre BRESCHARD ( château de Vellerot ) 1562, Gaspard de MESSUY en 1650.

compléments d'informations

 Malheureusement, voilà 200 ans, le 12 avril 1798, un grave incendie détruisit la moitié du village. C'est-à-dire que 120 foyers sur 240 furent totalement brûlés.

Le village eut beaucoup de mal à se remettre de cette catastrophe et il fallut plusieurs décennie pour qu'il renaisse de ses cendres. Cette Histoire est narrer admirablement dans un recueil non seulement par Monsieur LEBLANC, mais surtout par Monsieur Henri CALLABRE donc vous pouvez lire l' avant propos ainsi que l'origine de ce triste incendie -en cliquant sur les soulignés et en rouge - dont il est également l'auteur ainsi que des situations <e l'époque que vous pouvez consulter et donc j'eus l'honneur de mettre en page sous ses aimables compétences.

 

Commémoration

du bicentenaire de l'incendie de

de 1798

 jmarie.jpg (5755 octets)

THURY, les 11 - 12 - 13 avril 1998

 Une exposition ainsi qu'une commémoration fut réalisé lors du Bicentenaire de cet événement.

Communications supplémentaires

D'autre part, un autre recueil fut édité, en quelque 200 exemplaires, le 6 mai 1998 et donc le titre veut tout dire sur les événements de la période allant de 1939 à 1945. Ainsi qu'une exposition

cliquer ci-dessous.

souvenir.jpg (18655 octets)

Il retrace la vie des Thurysiens durant ces années. Cette œuvre et cette édition fut réalisé sous l'égide du Club de l'Amitié des Aînés Ruraux de THURY. Les recherches et autres écrits sont dus principalement à monsieur Henri CALLABRE en collaboration avec Madame Renée BLANCHE, qui n'ont pas ménagé leurs peines et prospections.

voyez : 2 mots de politique

Voyez  THURY et les conflits

Si depuis plusieurs décennies le chemin de fer n'existe plus, certaines maisons des gardes barrières sont encore présentes dans le village.

 

Si les bêtes de traits ont disparues la route s'avère toujours présente et le maréchal ferrant est remplacé par le garagiste qui s'occupent maintenant des chevaux vapeur

et s'il reste encore des bascules dans certains villages ce n'est pas le cas à Thury où la place fut modifier au cours des ans pour devenir un lieu moderne et bien différent où des maires se sont succédés 

Les Maires et Conseillers municipaux

Voyez: Thury par les dates